Le provincial dit quand il monte à Paris : "Le parisien court à cent à l'heure, fonce tout droit sans voir son voisin." Bien que je soit parisienne (née à Paris et grandie tout au fond de la Seine et Marne), je vis depuis preque 15 ans en province et du coup je partage en général cet avis.

Seulement voilà. Ma grand mère vit dans une maison de retraite à Boissise la Bertrand, village à quelques encablures de Melun. La semaine dernière je me suis rendue au salon Autonomic (porte de Versailles), je me suis promenée au Parc Floral (Vincennes) et bien sûr j'ai rendu visite à ma grand mère qui fêtait ses 86 ans, et comme il n'est pas possible de faire tout cela en une journée en venant de Valence, j'ai dormi à l'hôtel (au Mée sur Seine). J'ai donc pris des trains, des RER, des métros, des bus et même deux taxis.

Premier RER du périple, Paris gare de Lyon le Mée sur Seine. Arrivée au Mée, il faut descendre et avec le sac de voyage c'est coton mais heureusement un jeune homme me propose son bras, problème résolui.

Ensuite je vais à l'hôtel posé mes affaires,à la maison de retraite puis retour à l'hôtel en bus. Mais le véhicule est vieux et s'offre un coup de chaud. "Mesdames et Messieurs, merci de prendre le bus qui attend quai en face afin de poursuivre votre voyage." Oups, la descente est périlleuse mais cette fois encore un coup de main salvateur et même deux (le quai du bus est trop haut pour mes gambettes).

Biens sûr ces petites aides n'ont rien d'exceptionnelles mais j'ai été surprise de la spontanéité du geste. Le parisien a sans doute moins d'oeillières qu'on pourrait le croire, enfin presque.

Samedi après midi, métro château de Vincennes, une femme crie énervée au bord de la panique et personne semble vouloir donner suite à son appel. elle cherche le giichet RATP de la station et ne le trouve pas ce qui l'ennuie (qui aurait envie de payer un trajet qu'on sait pouvoir avoir gratuitement.). Le guichet existe mais se trouve en surface, il suffit donc de lui dire, ce que je fais quand je passe près d'elle.

En parlant de panique, message personnel à deux femmes qui se trouvaient samedi dernier au Parc Floral entrée de la Pyramide et qui ont aidé une personne au téléphone à guider son amie perdue en pleine panique :  il n'est pas facile d'expliquer que quand on est malvoyant et IMC la droite et la gauche c'est du chinois et comme je ne parle pas le mandarin. Merci à vous de ne pas vous être laissés influencer par mon caprice pleurnichard, grâce à vous, j'ai pu passer une bonne après midi.